Chroniques de la Hurleuse ?

Instantanés du quotidien, situations vécues par les Granvillais-es, souvenirs, les Chroniques de la Hurleuse sont nées de l'envie des membres et des soutiens de la liste "La parole aux Granvillais-es" de partager ces histoires que nous avons recueillies lors de réunions, de porte-à-portes… Nous les mettrons en ligne régulièrement. N'hésitez pas à commenter !
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mercredi 19 mars 2014

#Voter (Chroniques de la hurleuse #11)

Pour-qu(o)i aller voter dimanche.

D'abord parce que voter est un droit durement acquis dans le passé et un devoir de citoyen-usager des services publics. OK, le vote a perdu de sa valeur et la démocratie de sa ferveur, mais c'est encore le seul moment où ta voix de citoyen-ne, la mienne, la nôtre, vaut autant que celle des élu-es, des "notables", de tes chefs, de tes parents, de tes voisins.
Si tu n'es pas d'accord avec ça, ne lis pas plus loin…

Dimanche 23 et 30 mars ont lieu en France les élections municipales. 198 Granvillais-es se présentent à tes suffrages. 6 listes, c'est beaucoup, mais c'est signe de (relative) bonne santé démocratique… et cela empêche, sauf miracle statistique, que ça se décide en un seul tour. Il y aura donc 2 tours, et bien malin qui pourrait prévoir de quoi auront l'air les résultats…

Pour passer le premier tour et pouvoir être représentées au Conseil Municipal et au Conseil Communautaire (nouveauté 2014), les listes doivent dépasser les 10% des suffrages exprimés (hors votes blancs et votes nuls), soit 1000 voix si tous les Granvillais-es votaient (100% de participation), ce qui serait le signe d'une démocratie parfaite. On sait bien que ce n'est pas le cas, que pour plein de bonnes raisons, il est des gens qui n'y croient pas, qui n'y croient plus, qui n'y ont jamais cru.
La démocratie est à bout de souffle, certes, mais si on la laisse crever, il y a quoi derrière ? La peur et l'ordre pour conjurer la peur ? Matin brun ?

Nous, on ne s'est pas résignés, on a de l'espoir à revendre, de la lucidité aussi. Les ateliers citoyens, "La parole aux Granvillais-es", c'est ça qui nous porte. Pour nous, être de gauche c'est ça.
On ne va pas quémander ton vote, tu es assez grand-e pour savoir quoi faire dimanche :
- y aller,
- ne pas y aller,
- tous nous envoyer balader en nous mettant tous dans le même sac,
- mettre le bulletin de ton choix dans l'enveloppe
- ou un bulletin au hasard et hop…

On voulait juste te dire pour qui tu allais voter si tu choisissais "la parole aux Granvillais-es" :
- pour des Granvillais-es différent-e-s qui se rassemblent autour de quelques idées importantes :
- l'espoir qu'on peut vivre autrement et dignement tout en protégeant notre environnement,
- le dégoût des traîtrises d'un pouvoir non partagé,
- une confiance en l'avenir à partir du moment où chacun-e, quelqu'il-elle soit, doit pouvoir y contribuer ; 
- pour Miloud, qui s'est révélé dans ce premier engagement comme Simon, Natacha, Arthur, Jimi, Elisabeth, Rémi ;
- pour les militants expérimentés et d'une richesse incroyable qui ont le sentiment d'avoir pu commencer à passer le témoin de la flamme politique : MarieT, Jacqueline, Antoine, Jean-Marie, Françoise, Jean-Pierre, Gérard, Yann, Jacques, Guy, Dominique, Gaelle ;
- pour celles et ceux qui découvrent une première expérience politique : Nanou, Elise, Anne, Léo, Fred, Dominique, Jacques, Manuel, Nicolas, Anne-Lise ; 
- pour les militant-e-s du Front de gauche qui ont oeuvré sans relâche pour rendre tout ça possible : Joseline, Pierre, Arlette, Yann, Marie-France, Daniel, Anne-Marie, Marc, Nicole, Jacques, Fany, Tibo, Michel, Sophie, Greg.

Voilà tu sais tout.
Si tu le juges opportun, nous t'invitons à transmettre ce message à qui tu veux : twitte-le, poste-le sur ton facebook, envoie-le par mél, imprime-le, donne-le, glisse-le, distribue-le, clame-le, slame-le, recopie-le, adapte-le, laisse-le traîner quelquepart, si tu veux...

dimanche 16 mars 2014

#30 ans ou #Coup de gueule (Chroniques de la hurleuse #7)

À Granville, se promener en centre-ville le week-end, c'est assister à chaque fois au salon de la voiture de luxe.


Depuis 30 ans, le mode de développement de Granville s'est basé sur la spéculation immobilière. On a laissé la ville aux promoteurs, rendons-là aux Granvillais. L'urbanisme peut être un outil au service des Granvillais et des futurs Granvillais pour repeupler le centre-ville, ses logements et ses commerces vacants.
Mais les jeunes ménages ne viendront pas dans une ville où l'on maltraite les écoles, où l'on ne donne pas la possibilité aux Granvillais de la périphérie de venir en centre-ville, où la culture n'est que l'une des vitrines de luxe du centre-ville, où l'accessibilité n'est pas assurée pour les poussettes et les fauteuils.

Depuis 30 ans on entend qu'on veut transformer Granville en Saint-Malo, Deauville ou Dinard. Granville est Granville.
Malgré la défiguration partielle de son front de mer, Granville est attractive, a des atouts. C'est sur ces atouts que doit s'appuyer l'avenir. Granville a une histoire, elle n'est pas faite que de pierres et de balnéarité. Les Granvillais portent une histoire du travail, de l'exploitation des richesses de la mer, des échanges portuaires et insulaires, de la Résistance républicaine, et d'une Haute-Ville populaire et tournée vers la mer.
Ce Granville-là a une histoire qui fait son identité et dont on a privé les Granvillais (demande de label ville d'art et d'histoire sans s'appuyer sur la mémoire populaire). Rendons-la à nouveau visible et appuyons-nous sur cette identité et cette mémoire pour construire notre avenir de Granvillais.

Depuis 30 ans, on insulte l'avenir, et ça continuera si on n'arrête pas ce délire :

  • Condamner le port de commerce, la pêche et le transport ferroviaire à un déclin inévitable, c'est faire insulte à l'avenir et au devenir des Granvillais.
  • Condamner Granville à un vieillissement inexorable en n'ayant aucune ambition pour la jeunesse, les écoles, la formation post-bac, la santé publique, c'est faire insulte à l'avenir et au devenir des Granvillais.
  • Condamner Granville à une confiscation du pouvoir par quelques notables, engager les Granvillais sur des projets en décalage total d'avec leurs préoccupations et leurs besoins sans qu'on ne leur permettent de faire entendre leur voix, c'est faire insulte à l'avenir et au devenir des Granvillais.
  • Condamner Granville à la voiture et aux résidences en béton, c'est faire insulte à l'avenir et au devenir des Granvillais.
STOP !
Si on veut changer de logique et imaginer un avenir comme on l'entend, c'est dimanche qu'il faudra se la donner "La parole aux Granvillais-es" !